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Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed

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MessageSujet: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Mer 20 Mar - 22:46

REED & HAZZE
« Soldiers, follow my lead. Repeat after me. Our faith is the bullet, hope is the gun. Love is all we need. Now our fear’s on the run, we’ve already won» © sleeping ∆ monday.





      - C’est une galère sans nom ! Rouspétais-je en tournant le magazine douteux que j’avais entre les mains.




    Planquée dans les toilettes d’un bar londonien, je tentais tant bien que mal de faire apparaitre un ventre de femme enceinte sur ma personne. Plus facile à dire qu’à faire. Mon ordre de mission était tombé il y avait maintenant un peu plus d’une semaine. Depuis je n’avais cessé de chercher un moyen de paraitre enceinte, chose que je n’étais pas du tout. Je n’avais même pas de relation pour le moment alors ça compliquait gravement les choses. J’avais écumé sans succès les livres de la bibliothèque. J’étai persuadée ne rien pouvoir trouver là bas mais il m’avait bien fallu un point de départ. Par la suite, j’avais feuilleté les magazines de beauté et autres pour trouver une solution à mon problème. Je n’avais pas trouvé mon bonheur et avais donc fini par quitter le château après une journée de cours éreintante pour déambuler dans le Londres sorcier pour continuer mes recherches. Evidemment lorsque vous demandiez un sort ou l’existence d’une potion quelconque pour paraitre enceinte, on vous prenez très rapidement pour une demeurée. Je ne comptais plus le nombre de regard en coin, choqué ou autre que j’avais reçu. Par chance, j’avais toujours été très précautionneuse et avait changé mon apparence à chaque fois. J’avais aussi évité de trop poser la question pour ne pas éveiller les soupçons. Le premier soir j’étais rentrée les mains vides et extrêmement frustrée à tel point que j’avais juste fini par m’enfermer dans le silence et n’avait pas adressé la parole à quiconque. J’avais à peine esquissé un sourire à mes frères. Personne n’avait cherché à comprendre et j’avais donc pu me calmer à mon rythme. Je pouvais me montrer très colérique par moment et la fatigue n’aidait pas vraiment à arranger les choses. Personne n’était parfait après tout. Finalement, le deuxième soir je trouvais mon bonheur dans une boutique féminine. Le petit magazine à la couverture rose avait exactement ce que je recherchais. J’avais pris le temps de le feuilleter avant de commencer à tenter quoi que se soit. Je n’étais même pas sure de l’efficacité du sort que j’allais utiliser. J’espérais juste que cela marche sinon la mission tombait à l’eau. Je n’avais pas d’autre choix. J’inspirais et expirais plusieurs fois dans un rythme régulier pour m’inciter au calme. J’avais besoin de retrouver toutes mes capacités et pour l’heure j’étais plus proche d’une crise d’angoisse qu’autre chose. Je me posais sur la battant des toilettes et enfouis ma tête dans mes mains amenant mes cheveux à s’éparpiller en une auréole blonde autour de mon crâne. Je fermais les yeux et attendis patiemment que mon rythme cardiaque redescende. Un peu plus sure de moi, je me levais et posais le magazine à l’endroit que je venais de quitter. Je relus une dernière fois les consigne pour être sure de mon coup et attrapais ma baguette. Je refermais délicatement mes doigts fins et longs sur son manche en bois finalement sculpté et laissais mon poignet effectuer en mouvement souple à hauteur de mon ventre. Au bout de la troisième arabesque, je récitais la formule écrite dans le journal. Une petite lumière jaune sortit du bout de ma baguette et vint illuminer mon ventre plat. Le regard fixe face à moi, je n’osais pas baisser les yeux de peur de voir mon ventre tel qu’il était et non pas tel qu’il devait l’être. Je restais donc immobile quelques très longues secondes avant de me rendre compte du ridicule de la situation. Je perdais du temps. Et si jamais, le sort ne marchait pas, il me suffisait de dire que j’étais enceinte seulement de deux mois. Rien ne transparaissait avant le quatrième mois après tout. Ce n’était définitivement pas le moment de paniquer. Non absolument pas. Il y avait des solutions à chaque problèmes ou presque et là ou il n’y en avait pas, le mensonge faisait le reste. J’étais très mauvaise dans la pratique de cette méthode ceci dit.




    Je prenais finalement mon courage à deux mains et jetais un coup d’œil vers le bas avant de me figer. Je déglutis en avisant le ventre proéminent qui me faisait maintenant face. Ça avait marché. Un sourire se peignit sur mes lèvres et je m’empressais de sortir de la cabine pour m’observer dans le miroir placé au dessus des deux petits lavabos présents dans la pièce. Je ne m’étais jamais imaginée enceinte ou mère. Je savais que beaucoup de filles de mon âge se posaient la question et commençaient à faire des plans pour leur avenir. Je le faisais aussi mais là où elles parlaient mariage et enfants, je parlais carrière et épanouissement personnel. Peut être étais-ce du au fait que je n’avais personne avec qui partager ce genre de projet. J’aimais les enfants et comme beaucoup la longue robe blanche avait quelque chose d’attirant. Je n’allais pas le nier mais j’avais aussi appris de la manière la plus douloureuse qu’il soit qu’il ne fallait pas pousser sa chance et qu’il fallait profiter de la vie comme elle venait. Délicatement, je posais mes deux mains sur la surface ronde. Ma peau était chaude sous mes doigts. Je me tournais légèrement pour embrasser de mes yeux bleus mon profil. Le sort avait plus que bien marché. Je ne savais pas de combien de mois j’étais censée être enceinte mais beaucoup apparemment. Curieuse, je relevais mon tee-shirt et laissais mes mains caresser la peau tendue. Je savais que ce n’était qu’une illusion mais cela avait l’air tellement réel que mon cœur pour une raison inconnue se serra dans ma poitrine. Je laissais retomber le tissu et l’ajustais au mieux. Retournant dans une cabine, j’attrapais le pantalon de survêtement bleu foncé que j’avais pensé à prendre avec moi. Il était bien plus large et plus confortable que le pantalon à présent trop serré que je portais. Je me délestais rapidement de ce dernier pour passer l’autre. J’enfilais également mon pull en laine rouge sombre à grosse maille que j’adorais. En plus d‘avoir une belle couleur et d’être esthétique il était incroyablement chaud. Et au vu du temps et de sa température, l’idée était judicieuse. Je nouais ma grosse écharpe noire autour de mon cou et passais ma veste avant de me rendre compte que je n’avais aucun endroit où mettre ma baguette. Je ne pouvais décidément pas me trimballer avec l’objet en plein milieu des moldus. Je décidais de la coincer dans mon soutien gorge, aplani contre mon flanc. Je pris cependant le temps d’abord de recoiffer mes longs cheveux blonds et de refaire mon maquillage d’un petit coup avisé du poignet. Le maquillage était discret et épuré mais me donnait un côté pétillant bien connu chez les femmes enceinte. Satisfaite du résultat, je la coinçais à l’endroit prévu et sortis enfin des toilettes et du bar de manière générale.




    L’air froid attaqua directement la peau nue de mes joues. Je frissonnais violemment et enfonçais un peu plus ma tête entre mes épaules. Je resserrais les pans de mon manteau autour de mon corps pour le moment transformé et me mis en route. J’avais quelques rues à traverser et pas assez de temps pour le faire. Cependant j’étais une femme et une femme se devait de se faire désirer n’est ce pas ? Je me doutais cependant que mon partenaire de mission n’allait pas apprécier mon retard. Ma relation avec Reed avait toujours été plus ou moins compliquée pour ne pas dire étrange. Je ne savais jamais vraiment sur quel pied danser avec lui. Tout était bien plus facile lorsqu’il m’ignorait, lorsque je n’existais pas pour lui. Il l’avait fait pendant toutes ses années à Poudlard. On avait beau jouer au Quidditch ensemble à l’époque, il ne m’adressait pas la parole pour autant. J’avais toujours été plus ou moins insignifiante à ses yeux. Je ne pouvais pas dire que les choses s’étaient améliorées lorsqu’on s’était retrouvés à faire partis de l’Ordre. Elles avaient changées certes mais parfois l’autre me manquait. Il me voyait maintenant mais le regard qu’il portait sur moi avait par moment quelque chose d’extrêmement dérangeant. Il me mettait mal à l’aise. Je me sentais toujours inutile et idiote à ses côtés. Malheureusement pour moi, cela arrivait souvent. Nous avions tendance à nous retrouver littéralement coincés tous les deux. Un sourire se percha tout de même sur mes lèvres lorsque les souvenirs prirent place dans mon esprit. Nous nous étions retrouvés coincés dans un placard lors d’une mission qui avait pris un peu plus de temps que prévu. Nous étions restés l’un à côté de l’autre silencieux pendant des heures à se jeter des coups d’œil en coin. Cependant, je savais que le malaise que j’avais ressenti ce jour là n‘était rien comparé à celui qui m’avait envahi le jour où j’avais été plaqué plutôt violemment contre son corps. Nous nous étions retrouvés face à face, nos souffles se mélangeant. Je m’imaginais sans mal avoir rougit jusqu’aux oreilles de gêne. Je me souvenais pourtant ne pas avoir détourné le regard ou simplement baissé la tête. Non j’étais juste restée à regarder le bleu de ses yeux. Et il en avait fait de même de son côté, sa main fermement cramponnée à ma hanche sous l’effet de la peur de se faire surprendre et par l’adrénaline du danger. Je secouais la tête pour me changer les idées. Reed était un bel homme certes. Mon honnêteté m’empêchait de le nier. Mais il avait un côté obscur qui m’effrayait et m’attirait un peu en même temps même si jamais je ne l’avouerai.



    Sortant de ces réflexions qui ne menaient de toute façon à rien, je pressais le pas légèrement handicapée par ma « nouvelle condition ». Quelques passants courageux m’adressèrent des sourires auxquels je répondis de bon cœur. Une femme un peu ronde m’envoya un coin d’œil complice en trainant derrière elle une armée d’enfants. Un fin rire m’échappa. Je n’étais pas vraiment enceinte mais sur le coup cela m’importait peu. Cela avait un côté exotique drôlement amusant. Pas sur que je réagirais de la même façon si j’avais vécu une grossesse jusque là. Tournant sur la droite, je lançais un regard par-dessus mon épaule pour m’assurer de ne pas être suivit et m’enfonçais un peu plus dans la petite ruelle étroite. La rue déboucha sur une petite place gelée. Reed attendait sagement aux côtés d’un banc blanc de neige. Je soufflais un bon coup avant de m’avancer un peu plus et de lui révéler ma présence. Je m’arrêtais face à lui à une distance proche. Après tout, nous étions censés être un couple marié depuis peu et dans l’attente d’un heureux évènement. Je ne savais pas qui avait eu cette idée farfelue mais je ne me considérais pas comme la personne la plus apte à mener à bien ce genre de mission de surveillance. Je savais que j’avais un air innocent et maternel mais tout de même. Et puis qui avait choisit Reed pour m’accompagner ? J’adressais un sourire un peu tremblant à ce dernier et passais la bague que j’avais attachée à ma chaine autour de mon doigt. Ainsi l’illusion était parfaite. Du moins autant que l’on jouait le jeu.



      - On y va ? Demandais-je d’une toute petite voix en me mordant directement par la suite ma lèvre inférieure.




    Je savais que je devais me reprendre et paraitre totalement à l’aise. Je ne connaissais pas l’étendu de mes talents d’actrice mais je sentais que je n’allais pas tarder à les découvrir. Inspirant le plus discrètement possible une bonne bouffée d’air frais, je me décidais à placer ma main dans la sienne. Sa peau était froide mais douce. Tout cela était bien étrange, voir complètement déplacé. Le magasin sorcier pour enfants se situait encore à quelques rues derrière une devanture abandonnée et décolorée. En apparence seulement. Je sentais cependant qu’il valait mieux pour nous, commencer à jouer la comédie dès à présent et mettre à profit le trajet pour parfaire une illusion bien bancale. Oh oui ça semblait hautement nécessaire !

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Reed Magnus-Wexforth
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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Jeu 21 Mar - 17:02

Les missions, c’était un passe temps pour Reed, enfin non sa seconde vocation. La guerre lui avait coûté sa sœur aîné, Clary, celle-ci c’était hélas suicidé après avoir été frappée par un sang pur, et harcelé par ces mêmes individus pendant des mois, et Reed avait également faillit y perdre sa tante, la seule famille qui lui restait quand celle-ci était encore à la tête de la Gazette du Sorcier car elle était devenue gênante pour Lord Voldemort. Il avait de bonnes raisons pour faire partie de ce camp, de très bonne, il avait vu des amis de parents moldus souffrir à cause de leur origine, et cela ne lui paraissait tout simplement pas concevable de vivre une telle inégalité. Le sorcier de vingt cinq ans avait toujours été une sorte de Robin des Bois version sorcier, dépouillant les serpentards pour leur foutre la honte afin de sauver l’honneur des sang mêlés, et aussi des enfants nés de parents de sang mêlés. C’était Reed, quand il était à Poudlard, il avait finit en colle un nombre de fois incalculable, mais il était un excellent élève qui avait réussi à devenir un médicomage, et même un excellent médicomage ! Il avait travaillé un an à Ste Mangouste, une autre année où il avait accepté un poste d’assistant de professeur en Biomagie à Poudlard – en effet c’était plus « sûr » pour lui d’après sa Tante, le ministère et Ste Mangouste devenait dangereux pour un type comme lui aux ennemis incroyable. Alors, il était assistant de professeur à Poudlard, la liberté de l’extérieur du château lui manquait terriblement, et il sortait le plus souvent possible. Travailler entre les murs du château était une aubaine pour lui le meilleur moyen de faire en sorte d’aider l’Ordre de Woodcroft du mieux qu’il le pouvait, il avait fondé la branche « jeune » de l’Ordre à Poudlard alors que Dumbledore n’était plus là. Alors, il était un membre actif de l’Ordre rien de plus normal que de le voir en mission. Mais, l’ennemi est rusé, alors, les missions de planque deviennent… un peu compliquée parfois.

Une mission, une autre, une de plus. Sans savoir de quoi il s’agissait, il s’était porté volontaire, persuadé que c’était une mission pour « gros bras » qu’il pourrait faire avec un ami à lui mais… l’ordre de mission était toujours un peu plus tordu. Les membres de Cercle étaient dangereux, au moins autant que les mangemorts, mais ils n’étaient pas sur le devant de la scène. Cela faisait des semaines que des membres surveillaient un agent du ministère (qui appartenait au Cercle) et celui-ci avait volées des informations et devait les remettre à quelqu’un dans une boutique dans le Londres Sorcier, je dirais même plus, dans une boutique dédié aux futurs parents, et aux enfants. Le but de la mission était d’identifier la personne qui recevait les informations que les membres de l’Ordre soupçonnait déjà, seulement, rien de très dangereux dans le fond, mais Reed avait apprit à se méfier des missions « sans danger ». Le hic était que pour se fondre dans l’univers des futurs parents, il fallait faire en sorte de ressembler à de futurs parents – et ainsi, faire une mission avec un ami à lui, ça n’était pas au programme. Reed aurait du tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de dire quoi que ce soit. L’heureuse élue, désignée pour jouer le parfait couple de futur parent avec Reed ? Et bien, c’était une fille de l’Ordre, une dénommée : Silver-Hazze Barnes, une fille de poufsouffle. Durant sa scolarité, Reed avait été du genre arrogant, faisant mine de ne pas porter attention aux gens, hormis à ses amis, du coup, c’était à peine s’il avait remarqué cette petite blonde, Reed était jeune, et même con à l’époque, depuis il avait bien changé. Quand elle était entré dans l’Ordre son regard avait un peu changé, mais c’était l’époque de profonde rébellion de Reed une époque plutôt très sombre pour lui, il avait été en colère contre tout, contre tout le monde alors, il n’avait jamais été très sympa avec elle. Puis, ils s’étaient retrouvés coincé dans un placard pour une planque pendant un moment, c’était assez gênant d’ailleurs, très gênant. Ils avaient tendance à se retrouvé collé l’un à l’autre un peu trop souvent, cela finissait par en devenir gênant, et là, ils allaient devoir jouer au couple. Il était chez lui, un peu de mauvaise humeur il était habillé, il ne s’était pas foulé, tant qu’on ne lui demandait pas de jouer la femme enceinte, tout allait bien. Il entra dans la cuisine, et vit Gema entrain de manger. Gema c’était une amie à lui, une bonne amie, une gamine insupportable qu’il avait vu grandir et qui vivait chez lui, le temps du divorce de ses parents. Il était en quête de sa veste depuis tout à l’heure, et demanda alors : « Tu aurais vu ma veste ? » Elle pouffa avant de dire : « Et ta baguette grand bêta ! » Hum, oui, il aurait pu utiliser sa baguette, il poussa un soupire avant d’ajouter : « Ma baguette est dans la poche de ma veste. » Oui, oui, oui, il était rentré tout à l’heure pour se préparer, et avait laissé sa veste, je ne sais où. Gema ôta la cuillère de sa bouche et dit avec la bouche à moitié pleine : « Sur le canapé dans le salon, Gipsy est couchée dessus. » Il la gratifié d’un sourire, d’un merci, et alla dans le salon récupéré sa veste, avec un énorme chat blanc angora couché dessus sur son blouson, Reed le leva, eut le droit à quelques grognement, il esquissa un sourire. Et l’enfila avant de sortir, direction la mission.

Il faisait froid par ici, il avait enfilé son blouson et était sorti. Le vent de l’hiver ne semblait pas décidé à prendre la poudre d’escampette, il mourrait d’envie de voir le printemps revenir. Il arriva en avance dans la ruelle, il n’avait rien eut à préparer de particulier, rien de particulier. L’ordre de mission, ils l’avaient reçu tous les deux, leur supérieur lui avait juste donné deux alliances factices, une pour elle qu’elle devait déjà avoir, et une pour lui. il l’enfila en ronchonnant un peu, lui la bague au doigt ? C’est réellement une mascarade. Elle n’était pas encore là, et lui, l’attendait. Ils auraient pu choisir des dizaines d’autres filles de l’Ordre mais, ils l’avaient choisi elle, pas qu’elle soit détestable à regarder, bien au contraire, cela pouvait être distrayant lors d’une mission – enfin Reed savait être sérieux quand il le fallait. Elle arriva alors, il haussa un sourcil, cela faisait toujours bizarre de voir une femme enceinte. Elle dit alors en glissant une bague à son doigt : « On y va ? » Il la fixait, levant un sourcil. La magie était une chose fantastique, il l’avait toujours su mais n’avait imaginé qu’elle puisse aider à simuler… une grosse. Il trouva alors que c’était un sortilège remarquable. La sorcière semblait… angoissée, ou du moins stressée, elle ne semblait pas être à l’aise. Lui ne l’était pas forcément non plus, mais ne le montrait pas. Elle glissa sa main dans la sienne –pour jouer le jeu- naturellement un peu d’entrainement était nécessaire. Il dit alors : « Allons-y mon Ange. » Dit-il avec malice, et également avec une profonde ironie. Mais ce n’était pas fait pour la rendre encore plus mal à l’aise, au contraire, il voulait détendre l’atmosphère, il fallait qu’ils soient à l’aise, sinon, cela risquait de foiré, il fallait qu’elle se détente, qu’elle respire un bon coup. Il ne lui lâcha pas la main mais se tourna vers elle et dit alors : « Respire, détends toi et tout va bien se passer. » Il était sympa avec elle pour une fois, aimable, et même bienveillant, il ne voudrait pas que cette mission tourne mal, ils se devaient d’être crédible, et surtout vigilants parce qu’il pouvait aussi y avoir des mangemorts sur le coup. « Ca va marcher, ton… ventre… ça fait vraiment vrai, y’a pas de raison, faut juste qu’on joue bien le jeu, faudrait, mettre au point quelques trucs… tu ne crois pas ? » Prévoir, Reed fonctionnait naturellement à l’impulsion, mais là, il fallait s’accorder un peu, sinon… tout risquait de partir en live, tout risquait de foiré, et ce n’était pas un risque qu’ils pouvaient se permettre de prendre.





BAD MOON ON THE RISE
I see the bad moon a-rising I see trouble on the way I see bad times today,Don't go around tonight.Well it's bound to take your life,There's a bad moon on the rise. + Mourning Ritual ft. Peter Dreimanis - Bad Moon Rising
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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Jeu 21 Mar - 23:29

REED & HAZZE
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    Je me sentais stupide et déplacée. Le sentiment bien que connu était désagréable. Je n’arrivais pas faire à faire taire mes angoisses et elles ne tardèrent d’ailleurs pas à prendre le dessus. J’avais toujours été une personne discrète sans être pour autant timide. Cependant, je me retrouvais d’un coup sur les projecteurs avec un rôle à jouer. Rôle pour lequel j’étais loin d’être préparée qui plus est. Tout à coup, vaincue par la panique, j’eus l’impression terrifiante que cette mission tait finit avant d’avoir commencé. Je n’étais pas qualifiée et je n’étais même pas sure d’avoir la maturité nécessaire pour assumer ce genre de défi. On ne vous apprenait définitivement pas comment vous comporter en femme enceinte à Poudlard. Je supposais cependant que chaque mère en devenir devait se poser les mêmes questions. Cette pensée fut loin de me calmer. Distraitement, je passais ma main libre sur mon ventre rebondi. Cela était perturbant surtout lorsqu’on était habitué à un ventre plat et assez musclé par des heures de Quidditch et autres entrainements sportifs réguliers. Pourtant ce geste si simple m’apaisa. Je fronçais les sourcils en me rendant compte de ce que j’étais en train de faire et laissais retomber ma main avec une grimace. Je me demandais quelle était l’étendue exacte du sortilège que j’avais utilisé. Certes cela me donnait l’apparence d’une femme enceinte mais est ce que cela avait d’autre effet ? Après tout l’on parlait bien de magie et je savais pertinemment qu’avec cette dernière tout était possible. Malmenant ma lèvre inférieure entre mes dents, je réfléchissais aux différentes possibilités. Il n’était pas impossible qu’en plus d’une nouvelle apparence, le sort m’est donné aussi tous les inconvénients d’une grossesse comme les hormones. Par chance, je n’en étais plus au stade des nausées, ce qui éliminait ce gros fléau de la liste bien longue. L’idée pouvait paraitre stupide cependant le fourmillement que je ressentais dans le bas de mon dos cambré ne trompait pas. L’illusion était parfaite. Trop parfaite même à en juger par les nouveaux éléments mis en lumière par mes réflexions internes. L’on disait des femmes qu’elles sentaient les changements dans leur corps mieux que personne. J’avais toujours eu n bon instinct et j’avais appris depuis longtemps à me faire confiance. Cela n’avait rien à voir avec l’orgueil ou la vanité mis je savais mes jugements plutôt bons. Evidemment comme toute personne humaine, il m’arrivait de me tromper et parfois assez lourdement. Mais lorsqu’on en arrivait à moi, j’étais souvent assez sure de ce que je pouvais avancer. De plus, j’étais quand même assez connue pour être une personne calme et posée, je ne cédais normalement pas à la panique pour rien. A la gêne oui cependant, en ça rien de nouveau. Mais il était très rare que j’ai envie de pleurer. Hors mes lèvres se mettaient déjà à trembler annonçant l’arrivée éminente de perles d’eau et sanglots. Est-ce que chaque grossesse ressemblait à ça ? Est-ce que l’on passait de l’envie de sourire à pleine dent à celle d’éclater en larmes ? Ça m’avait tout l’air d’un sacré calvaire. Heureusement que le jeu en valait la chandelle. Du moins il fallait l’espérer.



      - Respire, détends toi et tout va bien se passer. . Déclara Reed soudainement me forçant à relever la tête que je ne me souvenais pas avoir baissé. Je le fixais un instant dans les yeux y cherchant une quelconque moquerie ou un quelconque sarcasme. Je fus surprise de ne trouver qu’une certaine forme de sympathie. Tentait-il vraiment d’être gentil avec moi alors que la seule chose qu’il pratiquait avec moi était l’ironie ? Ou le voyais je juste d’un nouvel œil poussée par je ne sais quelle dose d’émotions ? Tout était si compliqué d’un coup. Lui offrant le bénéfice du doute, je l’écoutais et soufflais un bon coup. Je pris également le temps de fermer les yeux et de les rouvrir pour trouver son regard fixé sur nos mains entrelacées. Je rougis lorsque je me rendis compte que j’avais graduellement serré ma poigne au cours des dernières minutes. Je détendis mes doigts et relâchais la pression les joues brulantes de gêne.

      - Désolée. Murmurais-je en évitant de le regarder dans les yeux. Cependant il avait raison. J’avais besoin de me ressaisir, je ne pouvais pas me permettre d’agir n’importe comment et de n’avoir aucun contrôle sur la situation. Il y avait des enjeux bien trop importants. De plus, il était hors de question que je sabote cette confiance que l’on avait placée en moi. Après tout, ils ne m’avaient pas non plus envoyé au hasard. Du moins l’espérais-je fortement. Avec un courage renouvelé sorti vraiment de nulle part, j’adoptais une posture plus fière et aussi droite que mon nouveau physique me le permettait. Ça va aller. . Déclarais je soudain bien sure de moi en fixant mon regard au sien. La situation devait paraitre bien comique d’un air extérieur.

      - Ca va marcher, ton… ventre… ça fait vraiment vrai, y’a pas de raison, faut juste qu’on joue bien le jeu, faudrait, mettre au point quelques trucs… tu ne crois pas ? . Me questionna t-il par la suite.

      - Ah oui … c’est une bonne idée. .Lui répondis je avec un micro sourire. Pas que je n’y avais pas pensé de moi-même mais disons que cela m’était légèrement sorti de l’esprit. Je grimaçais en envoyant ma main gauche dans les cheveux. Il fallait juste faire preuve d’un peu d’imagination après tout ce n’était pas bien compliqué. De plus, nous n’avions pas vraiment besoin de beaucoup de détail. Les gens n’avaient pas besoin de connaître l’intégralité de notre vie. Il était vrai cependant que je ne connaissais rien des couples fraichement mariés n’en ayant pas dans mon entourage proche. Par ce fait, j’étais loin d’être au courant de leur manie d’exposer au grand jour leur bonheur scintillant à grand coup de sourires resplendissants, petites anecdotes croustillantes, douces caresses et baisers amoureux. Une façon de montrer au monde leur réussite. Je dirai que je suis au moins enceinte de sept mois et demi. .Commençais-je avec quelque difficulté. Pas que je sois une grande experte dans la matière mais ça me parait plutôt cohérent enfin je crois. . Rajoutais-je en envoyant un regard tout à coup bien critique sur mon ventre. Nous attendons un garçon et euh …. .Continuais-je en marquant un temps d’arrêt conséquent. On est mariés depuis deux ans ? . Lançais je interrogative. Oui voilà on est mariés depuis deux ans. . Me repris-je presque aussitôt. On a fait notre lune de miel en Australie. . Continuais-je en me prenant au jeu. Depuis que j’étais petite, je ne rêvais que de partir visiter ce pays. On aurait pu croire qu’en grandissant j’aurai u changer d’avis mais il n’en était rien. Je m’étais fait la promesse d’un jour y mettre les pieds et j’espérais fortement que j’allais être en mesure de le tenir. L’outback et le bush étaient des endroits fascinants. Sans oublier bien sur la beauté des grandes villes de cette contrée. Et puis la communauté magique y était fascinante bien qu’un peu archaïque. Elle était bien différente de la notre, pus traditionnelle. Mais pas dans le sens pureté du sang. Non la tradition était culturelle, chose beaucoup plus intéressante que chez nous. Bien sur cela n’était que mon opinion mais en tant que membre de l’Ordre, il ne pouvait en être autrement. Je détestais le racisme, je détestais toute forme d’inégalité. Cela me faisait horreur. Et sinon bah le plus simple c’est de dire qu’on s’est rencontré à Poudlard pendant nos années en cycle normal. On était dans la même maison euh Serdaigle, j’aime bien le bleu, on avait le même âge du coup on était dans la même année. Ça simplifie les choses enfin je trouve. Et tout le reste s’est fait progressivement. Ah et je m’appelle Aerie . . Terminais-je en soufflant un bon coup. Je me sentais bien mieux après avoir aplani certaines choses pour parfaite notre image. Ça rendait les choses moins effrayantes bien que plus réelles. Et puis si je faisais une bourde, je pouvais compter sur Reed pour faire une remarque sarcastique pour me rattraper. Genre une sur mes hormones et la tendance à l’exagération. Et s’il était celui à faire une faute, je ne manquerai pas à mon devoir de lui écraser les orteils avec mon talon. On peut rajouter des choses si tu as envie sur le court chemin, je commence à geler sur place et j’ai mal au dos. . Me plaignis-je à moitié en tirant sur sa main pour qu’il se mette en marche.




    Nous avançâmes très doucement. A vrai dire je dus le forcer à ralentir l’allure de peur de me mettre à courir de manière totalement ridicule pour suivre sa cadence rapide. Normalement, cela ne m’aurait pas trop dérangé en tant normal mais sur le coup je n’étais pas forcément au mieux de mes capacités physiques. Sans compter le fait que je devais me cambrer fortement pour soutenir le plus pas si factice que ça de mon ventre. Je vis passer une certaine exaspération dans son regard. Ce n’était en rien ma faute, je n’étais pas celle à avoir inventé un tel ordre de mission juste pour le plaisir. Je m’en serais même bien passé finalement. J’avais l’impression d’être un gros cachalot informe et horrible. Je me savais plutôt jolie fille mais là je devais ressembler à un boudin. Apparemment les femmes enceintes étaient des femmes magnifiques et pétillantes. Je n’avais aucun moyen de vérifier la véracité de ce mythe urbain. Ce que j’imaginais en tout cas était bien loin d’y ressembler. Et je n’allais pas m’hasarder à lui demander. Je ne préférais pas tendre le bâton pour me faire battre. J’avais quand même un certain sens de la préservation. Et puis sn avis ne m’importait que peu. Même si je devais avouer que j’étais curieuse de savoir ce qu’il en pensait mis à part le fait que cela faisait réel. Je secouais la tête pour chasser ses pensées. Qu’est ce qu’il me prenait ? Je grognais à voix basse entre mes lèvres légèrement entrouvertes. Je commençais à devenir ridicule. Je lui jetais un regard en coin et fixais mes yeux directement devant moi lorsque je le sentis se tourner. Je savais qu’il m’avait vu et mes joues se teintèrent à nouveau de rouge. Je ne pouvais pas m’empêcher de rougir, c’était impossible. Et à ses côtés, cela n’en devenait que plus vrai m’embarrassant un peu plus à chaque fois. Malheureusement pour moi. Heureusement que le ridicule ne tuait pas.

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Reed Magnus-Wexforth
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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Dim 24 Mar - 21:36

Jouer les faux couples, c’était assez tordu comme idée, mais plutôt brillant dans le fond. Reed et elle n’étaient pas en couple dans la vraie vie, Reed n’avait pas été officiellement en couple depuis… très longtemps. La plus notable lui avait brisé le cœur en mille morceaux, et l’avait jeté comme une vulgaire merde, pour partir à la découverte du monde, et se faire plaisir dans son métier d’auror. Il n’avait pas joué au couple depuis des lustres. La seconde plus notable avait été une gamine un peu capricieuse avec qui il avait perdu beaucoup de temps, et la troisième une semi- vélane avec qui cela avait été très compliqué. Les femmes, c’était son truc, mais être en couple pour de vrai, cela commence à devenir un véritable casse tête. Mais jouer les couples, c’est brillant, il faut juste savoir jouer. Mais savoir jouer, cela demande un plan, et Reed n’était pas le roi « des plans », il ne prévoyait pas forcément les choses à l’avance, pas du tout. il était intelligent, mais était un adepte de la dernière minute, et de l’improvisation, mais… dans les jeux de rôles de la sorte, il faut tout prévoir, sinon cela peut rapidement devenir un sacré bordel, et se faire repérer ce n’était pas au programme, et des mangemorts pouvaient aussi être sur le coup, et la situation pouvait également devenir très dangereuse, lui aimait le danger mais… il ne pouvait pas se permettre de mettre la jeune sorcière en danger.

Il fallait qu’ils jouent le jeu, c’était pour ça qu’il était bienveillant avec elle, dans les missions, il n’y pas toujours la place pour l’ironie. Ils avaient leur mains enlacés l’un avec l’autre, et à mesure qu’il lui avait dit de respirer elle avait graduellement resserré sa poigne, waou, quelle poigne. Elle ferma les yeux pour les rouvrir quand elle dit enfin : « Désolée. » Elle fuyait son regard, est ce que le sorcier l’intriguait, pire lui faisait peur, l’intimidait ? Peut être. Leur relation était assez… étrange, ils s’étaient retrouvés coincé ensemble une fois, et il y avait un silence long, et pesant. « Ça va aller. » Elle avait l’air plus sûre d’elle, il fallait qu’elle le soit, bien que Reed se disait qu’il pouvait toujours faire passer son stress pour un stress pré natal due à sa grossesse une sorte de phase de psychose, il était médicomage, donc il pourrait toujours lui trouver une excuse médicale, il le savait il lui avait alors proposé de mettre une stratégie au point, histoire qu’ils puissent être raccords sur les mêmes points, elle approuva, « Ah oui … c’est une bonne idée. » Elle fuyait son regard, est ce que le sorcier l’intriguait, pire lui faisait peur, l’intimidait ? Peut être. Leur relation était assez… étrange, ils s’étaient retrouvés coincé ensemble une fois, et il y avait un silence long, et pesant. Reed ne connaissait pas des couples avec enfants, son entourage était fait de membre de l’Ordre célibataire, et fier de l’être. Il allait falloir faire preuve d’imagination, et elle se lança alors dans une épreuve d’imagination : « Je dirai que je suis au moins enceinte de sept mois et demi. » Il baissa les yeux, et regarda son ventre il était médicomage et avait déjà vu des femmes enceinte, et avait également travaillé quelques temps au service maternité à Ste Mangouste lors de sa première année après Poudlard Sept mois cela lui paraissait plus que cohérent mais elle n’avait pas l’air très sûre d’elle. Il la vit ajouter tout de suite après : « Pas que je sois une grande experte dans la matière mais ça me parait plutôt cohérent enfin je crois. » Il la vit fixer son ventre, quand il ajouta brièvement : « C’est très cohérent, sept, c’est parfait. » Bref, aimable, et tout sauf sarcastique, Reed était décidément d’excellente humeur aujourd’hui. « Nous attendons un garçon et euh …. » Si c’était un garçon, il allait devoir jouer le père très heureux d’avoir un petit garçon. Il ne savait pas ce que c’était un père heureux d’avoir un petit garçon, il n’avait pas de réels souvenir de son père, très peu, presque aucun. Il se souvenait de lui comme d’un botaniste passionnée par son métier qui emmenait sa femme, sa fille, et son fils au bout du monde découvrir les plus beaux paysages. Reed se disait qu’un jour, il saurait peut être ce que cela fait d’avoir un fils. « On est mariés depuis deux ans ? » Elle fit elle même la réponse, « Oui voilà on est mariés depuis deux ans. » Deux ans ? Oui, c’est un délai raisonnable pour avoir un enfant, mais pour Reed deux ans avec une femme, ça ne lui était jamais arrivé, il avait trop mauvais caractère, et surtout trop peur de s’attacher. Elle continua alors : « On a fait notre lune de miel en Australie. » Très bon choix, Reed hocha la tête et dit alors : « Magnifique pays, excellent choix ! » Il lui adressa un sourire, il fallait mettre un peu de bonne humeur, elle semblait si stressée. Il y était déjà allé il y avait quelques années avec sa tante et sa sœur, il y avait été aussi enfant avec ses parents mais ne s’en souvenait pas beaucoup. Elle poursuivit alors : « Et sinon bah le plus simple c’est de dire qu’on s’est rencontré à Poudlard pendant nos années en cycle normal. On était dans la même maison euh Serdaigle, j’aime bien le bleu, on avait le même âge du coup on était dans la même année. Ça simplifie les choses enfin je trouve. Et tout le reste s’est fait progressivement. Ah et je m’appelle Aerie. » Clair, net, précis. Il allait devoir jouer le serdaigle ? Il allait falloir changer quelque chose, faire plus… intelligent, calme et posé, mais c’était le jeu, et il fallait le jouer. Elle lui dit alors son prénom, il lui répondit simplement : « Et moi, Frank. » Peu original chez les sorciers, justement cela se fondait dans la masse, et c’était une bonne chose. Elle pu enfin respirer, et dit alors : « On peut rajouter des choses si tu as envie sur le court chemin, je commence à geler sur place et j’ai mal au dos. » Le mal des femmes enceintes : le dos. Il compatissait pour en avoir vu se plaindre. Elle lui tira alors sur la main.

Le sorcier la suivit alors, avant de s’arrêter et de sortir une fausse paire de lunette de sa poche, c’était pour le côté serdaigle, et dit alors : « Ca me fera paraitre un peu plus intelligent. » l’ironie, mais contre lui, pour détendre l’atmosphère. Reed était loin d’être stupide, en fait, il était brillant, mais la seule chose qui égalait son intelligence c’était son arrogance. Car oui, il était très arrogant parfois, surtout avec les gens qui ne le connaissaient pas, comme Hazze par exemple, mais quand on le connaissait cela le rendait moins détestable. Détestable, mais jusque là, il avait été très aimable avec elle, même sympathique, et il allait continuer à l’être, jouer un époux odieux ce n’était pas le meilleur moyen de passer inaperçu. Les femmes enceintes, ça le connaissait, enfin d’un point de vu médicale seulement, de mémoire il n’avait jamais mis une femme enceinte (enfin qu’il sache, peut être avait-il un enfant caché ! qui sait.), elle se plaignait du dos, tout en lui tenant la main il dit : « Si tu veux avoir moins mal au dos, il faut mettre des chaussures plates, ça diminue la cambrure, et c’est plus stable. Imagine quand ça dure des mois, on les retrouve avec un dos en compote, et en plus de la prise de poids, elles nous font une déprime. » Parole de médicomage, il avait ce petit côté technique. Il ne lui lâchait pas la main, le magasin était assez proche, ils devaient y entrer et… acheté quelque chose, mais quoi ? Il y avait des dizaines de choses a acheter à la naissance d’un bébé. Lit, chaise haut, poussette, bavoir par millier, couche, peluche, hochets, biberons, vêtement, encore des vêtements, mobilier… Reed dit alors : « Et on est sensé acheté quoi pour notre fabuleux petit garçon qui va s’appeler… » Il chercha alors un nom assez « commun », simple, basique et efficace. « James ? » Il fronça un sourcil, ce n’était pas si mal comme prénom. « Un lit, des peluches par millier, une poussette tout terrain ? » Il n’y connaissait rien aux gosses, rien u tout, c’était un autre monde, complètement. « La poussette a l’air d’être un truc très compliquée à choisir, ça devrait nous occuper non ? Couleur, modèle, dispute sur où va-t-on pouvoir la ranger, compliqué à plier, ou pas ? » Ils arrivèrent devant la boutique, il lui jeta un regard avant de dire avec malice : « Prête mon cœur ? » Ironie, bien sûr, mais ce n’était pas méchant, bien au contraire, il fallait se mettre dans le bain.





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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Lun 25 Mar - 0:08

REED & HAZZE
« Soldiers, follow my lead. Repeat after me. Our faith is the bullet, hope is the gun. Love is all we need. Now our fear’s on the run, we’ve already won» © sleeping ∆ monday.



    Nous nous mirent en route de manière un peu plus lente. Je ne pouvais pas suivre la vitesse de Reed nouvellement Franck. Il allait beaucoup trop vite pour ma personne à ce moment précis. Par chance, à présent du moins, j’avais mon poids à user contre lui pour le ralentir. Il me suffisait juste de me pendre à son bras et de le laisser me supporter. Ce soir marchait à merveille et même un peu trop bien. A tel point que ça commençait quelque peu à me faire peur. J’étais loin d’avoir envie de garder un ventre pareil. Et puis pour donner naissance à quoi à la fin ? Du vide ? Au premier bébé invisible du monde ? Tout cela était possible. Mon angoisse me jouait juste des tours. Du moins l’espérai-je très fortement. Dans le cas contraire, certaines personnes n’allaient pas aimer la suite, moi comprise dans le lot évidemment. C’était tout bonnement stupide. J’avais juste besoin de me détendre et de souffler un bon coup pour me donner une contenance perdue depuis longtemps. De toute façon, je n’en avais jamais beaucoup eu dès que cet homme se trouvait dans les parages. Et cela à mon plus grand regret. Je devais arriver à mettre de la distance entre lui et moi. Entre es gestes et mes réactions avant de courir droit au désastre. Une main pressée dans la sienne, et l’autre dans mon dos cambré, je progressais lentement mais surement vers notre lieu de destination, ce dernier se rapprochant un peu trop vite à mon goût. Cependant, nous ne pouvions plus reculer et ce qui devait être fait ne pouvait pas attendre davantage que par miracle ma timidité maladive me laisse quelques instants. Je devais forcer quelque peu les choses. Je pouvais y arriver, jouer la comédie n’était pas sorcier. C’était même le cas de me dire, rien ne devait me paraitre impossible. Et puis Reed était là pour m’aider. Il avait autant envie que moi de réussir de coincer la personne pour laquelle on se retrouvait dans cette situation tordue. Peut être que cette dernière me ferait rire dans quelques années, mais cela actuellement était loin d’être le cas. Une fois la mission terminée tout irait mieux. C’était comme à Poudlard au final si on y réfléchissait bien. Au début, tout nous paraissait compliqué et insurmontable. Et puis au final avec un peu de volonté et de bon cœur on arrivait à des résultats plus que positifs. Ceci n’était qu’une épreuve scolaire de plus, un exam. Un entrainement même pour devenir avocate. Je devais prendre cela seulement comme un opportunité et pas comme un fardeau de stress. Bizarrement, cette nouvelle pensée plus positive m’aide à me détendre. Les traits de mon visage se décrispèrent et s’adoucirent d’eux-mêmes. Mes doigts perdurent de leur rigidité et je pus aisément les entrelacer avec ceux de Reed de manière un peu plus confortable pour lui comme pour moi et bien plus crédible.



      - Ca me fera paraitre un peu plus intelligent. Lâcha t-il finalement en s’arrêtant quelques secondes pour placer une jolie paire de lunettes carrées aux branches couleur noires sur son nez. Je l’observais un instant et lui donnais pour a première fois un sourire encourageant. Ma timidité était certes encore présente, je ne pouvais pas la faire disparaitre, mais elle ne transparaissait plus autant qu’avant. Qui sait, peut être cela arriverait il à passer pour de l’admiration. De l’amour même. L’amour d’une épouse totalement éprise de son mari. Puisqu’il semblait vouloir jouer les clichés, pourquoi ne pas tenter celui là. Pas que je sois bien fan de femme tapisserie mais bon.

      - ça te va bien. Le complétais-je délibérément et sincèrement. Et il était vrai que cela donnait à son charme une autre dimension. Tout autant mystérieuse et tout autant accessible. Je pris la liberté de les redresser légèrement sur son nez. Je rougis sans pouvoir m’en empêcher lorsque ces deux yeux bleus se posèrent sur moi pour m’étudier. Son regard avait quelque chose d’extrêmement persan et calculateur sans en oublier la couleur plus que magnifique.

      - Si tu veux avoir moins mal au dos, il faut mettre des chaussures plates, ça diminue la cambrure, et c’est plus stable. Imagine quand ça dure des mois, on les retrouve avec un dos en compote, et en plus de la prise de poids, elles nous font une déprime. Déclara t-il en changeant finalement de sujet par gêne ou exaspération je ne saurais hélas pas le dire. J’espérais juste ne pas l’voir énervé d’une quelque manière que ce soit. Il avait été agréable jusqu’à présent, il serait dommage de le voir devenir odieux. Je restais interdite quelques secondes devant ses paroles avant de baisser mes yeux vers mes chaussures. Il était vrai que sur ce coup là j’avais été loin d’être futée. Je n’avais pas pensé au ventre en partant et puis surtout pas à son poids que j’avais à la base raillé de l’équation. Je ordis ma bouche et lâchais sa main pour venir écarter les pas de mon manteau. Mes doigts froids frôlèrent ma peau chaude de manière désagréable alors que je venais retirer ma baguette de mon soutien gorge. Je fis bien attention à me cacher des petits regards curieux, ce qui en fait revenait à me cacher dans le dos de Reed pour d’un petit coup e baguette rétrécir mes talons pour porter des chaussures plates. La magie était vraiment une chose fabuleuse. Et évidemment c’était le genre de sort que toutes les filles savaient pratiquer. Il était très fortement utilisé pendant les soirées et autres festivités. Je rangeais ma baguette par la suite avec un air satisfait et repris la main de Reed sans rougir cette fois ci. A croire que je m’étais habitué à la chaleur de sa paume contre la mienne, à la longueur de ses doigts et à son alliance factice qui caressait ma peau. Et on est sensé acheté quoi pour notre fabuleux petit garçon qui va s’appeler… James ? Un lit, des peluches par millier, une poussette tout terrain ? La poussette a l’air d’être un truc très compliquée à choisir, ça devrait nous occuper non ? Couleur, modèle, dispute sur où va-t-on pouvoir la ranger, compliqué à plier, ou pas. Lança t-il à toute vitesse par la suite certainement en proie à de grandes réflexions. Ça aussi c’était une bonne question mais il venait de la résoudre sans mon aide. Franchement, il n’y avait pas à dire l’Ordre aurait pu envoyer des gens un peu plus au courant de ce qu’il fallait à un nourrisson. Je connaissais bien les poussettes pour avoir deux frères plus jeunes que moi mais je connaissais les poussettes moldues. Je me doutais bien que le modèle sorcier allait se montrer bien différent. Nous nous enfoncions droit vers le royaume des surprises et je n’étais pas sure d’en trouver que des bonnes.

      - Tu sais que tu es sorcier, ça se pli et range d’un petit coup de poignet. Le repris je finalement avec une pointe d‘humour pour e pas me laisser décourager par la tâche insurmontable ou presque qui nous attendait. Mais ça me convient, allons trouver des affaires pour notre petit ange. Laissais je passer en m’empêchant de grimacer face à l’étrangeté de mes paroles. Je comprenais bien pourquoi je ne m’étais pas lancé dans une autre carrière que la mienne et surtout pas une carrière dans la comédie sorcière. J’aurais eu les tomates et certainement pas les bouquets. La boutique face à nous, je me façonnais un sourire que j’espérais sincère et épanoui sur le visage. Ce n’était qu’un jeu de plus, une épreuve de plaidoirie ou autre chose qui se rapportait à un terrain connu. Je me répétas ceci plusieurs fois de suite de manière rapide pour m’en convaincre sans pour autant lâcher mon sourire légèrement crispé aux extrémités.

      - Prête mon cœur ? Me questionna t-il bien amusé. Je levais les yeux au ciel. J’avais toujours détesté que l’on me donne des surnoms. Mes prénoms certes difficiles à porter suivant les jours me suffisaient pourtant amplement. Je ne comprenais pas cette mode.

      - Bien sur mon petit dragon joufflu. Lui répondis-je avec une note d’ironie qu’il était rare de percevoir dans ma voix. Cela lui apprendra. J’en avais des plus ridicules encore s’il s’y essayait.





    Un signe de la tête plus tard et nous pénétrâmes dans le magasin. Je restais surprise un instant sur le pas de la porte et sans avoir besoin de réellement me forcer, je déambulais entrainant mon « époux » à ma suite. J’étais attendrie par les jouets colorés et doux comme des plumes. Par leurs formes tantôt amusantes, tantôt classique. Tout semblait si pur et si facile à l’intérieur. Plusieurs vrais futurs parents déambulaient également dans les rayons à la recherche de la perle rare pour leur progéniture. Lâchant Reed, je me déplaçais vers les petits vêtements couleur beige et nacre. Mes doigts vinrent caresser leurs textures douces en velours. C’était un vrai petit paradis. Bien sur, il y avait aussi des objets vraiment étranges qui pourtant faisaient partie de la vie courante de nouveaux parents et dont je n’avais absolument jamais entendu parler du tout. Pour le bien de tous, on allait faire comme si cependant. Sauver les apparences. S’émerveiller devant tout pour une future mère ça ne semblait pas complètement stupide maintenant il ne fallait pas perdre de vue les objectifs. Une jeune femme tout aussi ronde que je pouvais l’être se posa à mes côtés et m’offrit un clin d’œil. Je lui rendis un sourire ne sachant pas vraiment quoi faire d’autre.




      - Vous en êtes à combien de mois ? Me questionna t-elle finalement certainement mis en confiance par ma réponse.

      - Sept mois. Répondis-je sans hésitation et avec le sourire. Je devais continuer comme ça. Pour rajouter plus de crédibilité, je baissais mon visage vers la direction de mon ventre et apposais ma main sur ce dernier dans une sorte de geste de protection. Et vous ? demandais je par la suite poliment.

      - Six mois et demi, j’attend un gros bébé. S’amusa t-elle. Son rire était grave et chaud et je n’eus aucun mal à la suivre.

      - Un beau bébé en bonne santé. Lui offris -je avec un sourire naturel retrouvé.

      - Tout à fait ! s’exclama t-elle en plaquant ses deux mains sur son ventre rebondi. Vous êtes venue seule ? Ou l’homme qui vous jette des regards est votre mari ? Me demanda t-elle par la suite en scannant la pièce.

      - Oui c’est bien mon mari. Lançais je en me tournant pour chercher Reed du regard. Je ne tardais pas à le trouver aux prises avec une vendeuse de la boutique. A parler poussette j’espérais bien. Je crois qu’il a besoin de mon aide. Riais-je à la suite de la nouvelle comparse.

      - Que ferait un homme sans sa femme ? Chantonna t-elle légèrement en embrassant ma joue droite. Prenez bien soin de vous. Me salua t-elle. J’en fis de même avant de me déplacer dans l’énorme magasin pour aller rejoindre Reed enfin Franck. Reed dans ma tête, Franck pour le reste. Je m’approchais en souriant, avant de me planter à ses côtés et face à la vendeuse qui rayonnait d’amusement. Reed quant à lui avait un regard dans le vague.

      - R …Franck tout va bien ? Me repris je en laissant ma main couler de son poignet à son épaule et redescendre.

      - C’est le prix de la poussette ça fait cet effet là à beaucoup. Lança la vendeuse en m’indiquant le prix. Pas besoin de se forcer pur avoir l’air surpris. Le prix de cette poussette était tout simplement exorbitant pour ne pas dire autre chose. C’était à accoucher avant l’heure. Mes yeux s’ouvrirent comme des soucoupes et ma bouche tomba légèrement.

      - Je crois qu’on va redescendre d’une gamme. Voir plusieurs. Déclarais je finalement avec une voix légèrement blanche en me collant contre le flanc de Reed. Mes bras vinrent l’entourer du moins autant que je le pus. Qu’en penses-tu ? Un jeu certes, un jeu auquel je prenais plus de plaisir que je ne l’aurais cru possible quelque secondes auparavant mais pas un jeu auquel j’allais laisser mon porte monnaie.

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Nous avons fait de l'enseignement notre devoir, et nous enseignons aux jeunes la magie.

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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Lun 8 Avr - 17:06

Il était un grand habitué des missions de l’Ordre de Woodcroft, généralement, on faisait appel à lui quand il y avait besoin d’échanger des sortilèges peu amicaux, etc, pas pour jouer au papa et à la maman dans une stupide mission de surveillance. Mais, pour pouvoir passer à l’attaque il faut bien avoir des informations, il s’en rendait bien compte, mais il aurait espéré que cela ne tombe pas sur lui. Il aurait laissé sa place à n’importe qui, vraiment, les missions de surveillance avaient la fâcheuse tendance à l’ennuyer rapidement, souvent il fallait se fondre dans la foule du ministère ou du chemin de Traverse, mais cette fois non, il fallait se fondre dans la masse d’un magasin d’accessoires pour enfant, autrement dit un monde totalement étranger pour Reed. Il n’avait aucun enfant dans son entourage, peut être que si sa sœur était encore de ce monde elle lui aurait donné neveu et nièce, sans doute, aujourd’hui elle aurait eut trente ans. Sa tante n’avait jamais eut d’enfants, se contentant de ses neveux et nièces, et ayant une vie sentimental aussi chaotique que son neveu, alors pas assez stable pour avoir des enfants, et pour sa part, Reed ne comptait pas encore avoir des enfants de sitôt, premièrement parce qu’il doutait de trouver la femme qui puisse lui convenir, et faire naître un gosse dans un monde pareil, autant l’envoyé à la guerre tout de suite. Il ne prévoyait pas d’avoir des enfants avant peut être dix ans, et encore, cela lui paraissait être très lointain comme hypothèse, alors aller dans un magasin pour enfant, cela relevait carrément de la science fiction pure et dure.

« Tu sais que tu es sorcier, ça se pli et range d’un petit coup de poignet. » Il lui jeta alos un regard en coin, bien sur qu’il savait qu’on pouvait la plier d’un coup de baguette, mais quand on est papa sorcier, on a beau avoir une baguette, on est tellement perdu qu’on peut facilement oublié comment l’utiliser, oublier même qu’on en a une, ou bien encore avoir les bras chargé, et être incapable de l’utiliser. Oui, il pensait au… côté pratique des choses. Il dit alors : « Oui, mais tu peux avoir perdu ta baguette, je pense qu’avec cette… arrivée, tu peux facilement perdre des trucs, même une baguette. » Oui, c’était certain, un gosse cela bouleverse une famille, cela bouleverse des habitudes, et le meilleur des sorciers peut oublier qu’il possède une baguette simplement parce qu’il est dépassé par les évènements. « Mais ça me convient, allons trouver des affaires pour notre petit ange. » Un petit ange, ce ne serait pas les termes que Reed emploierait pour décrire un enfant, non pas du tout. Un enfant à ses yeux c’est quelque chose qui mange du temps à ses parents, qui fait prendre du poids à la mère, qui la pousse à déprimer, qui la pousse à faire des régimes, encore et encore. L’enfant est le facteur idéal pour déclencher des déprimes, le facteur idéal pour fournir à Reed des patients. Les enfants étaient un monde inconnu pour Reed mais le peu qu’il avait vu le laissait penser qu’ils n’avaient rien de petit ange, toujours entrain de brailler, de manger, de vomir, de faire ses besoins, de réclamer de l’attention. Pour le côté brailler et réclamer de l’attention, ils devaient sans doute tenir ça de leur mère car les femmes sont toutes les mêmes, elles braillent et réclament sans cesse de l’attention que l’homme n’est pas toujours disposé à leur accordé. « Bien sur mon petit dragon joufflu. » Il était rare de percevoir de l’ironie dans la voix de la sorcière, cette particularité était souvent le fait de Reed, et la sorcière pouvait en faire les frais, et pas le contraire. Ma foi, il esquissa un sourire, mais trouvait le surnom complètement ridicule, et irréaliste, jamais un homme digne de ce nom accepterait de se laisser affubler d’un surnom pareil. « Utilise ce surnom, et tu vas le payer. » ajouta-t-il alors avec un grand sourire, c’était de l’humour, mais qu’elle ne s’avise pas d’utiliser ce surnom cela pourrait gravement nuire à leur couverture et surtout à la réalité de celle-ci.

Ils entrèrent alors dans le magasin pour enfant. Il était comme perdu dans ce monde dans lequel il n’avait jamais mis les pieds, jamais, ô grand jamais. Pour les filles, cela pouvait faire « envie », après tout la plupart d’entre elles s’entrainaient à jouer à la maman dés leur plus jeune âge, elles jouaient à la poupée, et finalement devenir mère c’est jouer à la poupée en grandeur nature. Enfant, Reed n’avait jamais joué à la poupée, il avait sans l’ombre d’un doute détruite celle de sa sœur aîné, mais il n’avait jamais joué avec. Pourtant, enfant il avait joué avec des petites filles, avec Jessamina par exemple, ils avaient joué à tout sauf à la poupée. Il avait joué au bandit et voleurs avec Mina, allant se perdre au fond du jardin, et revenir couvert de terre, il savait que Mina faisait parti de ses filles qui n’avaient jamais joué avec des poupées, mais à cet instant précis, il ne pouvait pas se souvenir de Mina car pour « son bien » elle avait soigneusement effacé ses souvenirs. Avec Gema non plus il n’avait pas souvenir d’avoir joué à la poupée, pas du tout. C’était un monde, il se laissa entrainer par Hazze et finit par la perdre dans ce dédale de rayon, cerné par trop de femme enceinte. Il se dit qu’il était au bon endroit, auprès des poussettes et autres landau, si elle devait le retrouvé c’était par là. Il fixait le landau devant lui, quand une vendeuse, un peu trop souriante au goût du jeune homme dit alors : « Bonjour ! Puis-je vous aidez ? Vous seriez intéressé par ce modèle ? C’est pour un garçon ou une fille ? » Elle lui posa peut être une autre série de questions, c’était un peu trop demandé à Reed qui articula alors : « Un garçon, je sais pas je cherche… » Il tourna la tête, cherchant Hazze des yeux, et finit quand il posa son regard sur elle : « Ma femme. » Dire ma Femme en regardant Hazze, inutile de dire que cela faisait très étrange pour le jeune homme, trop étrange d’ailleurs. Il croisa alors son regard, c’était un appel de détresse, elle semblait dix fois plus à l’aise que lui dans cette situation, car sans se mentir toutes les femmes se sont au moins une fois imaginé mère, contrairement aux hommes qui sont pour la plupart totalement effrayé à l’idée de devenir père. C’était pour du faux, mais cela restait un monde qui ne plaisait pas tellement à Reed, un monde dont il préférerait rester éloigner le plus longtemps possible. Hazze finit par arriver à son secours, et dit alors : « R …Franck tout va bien ? » Même si elle avait bredouillé, elle faisait un geste qui se voulait rassurant, il dit simplement un mot : « Oui, ça va. » Même s’il n’était pas forcément très convaincant. Il ne réalisait pas que les enfants pouvaient lui ficher la trouille à ce point. La vendeuse lança alors à sa « femme » ce quelques mots sur le prix de la poussette : « C’est le prix de la poussette ça fait cet effet là à beaucoup. » Reed laissa glisser son regard sur le prix, et faillit s’étrangler, comment pouvait-on décemment vouloir un enfant en sachant que ça allait finir par vous en coûter un maximum ? Reed n’était pas proche de son argent, car sa tante et lui vivaient confortablement depuis qu’elle avait été à la tête de la gazette du sorcier, aujourd’hui, elle n’y était plus, mais il vivait sur les économies de ses parents qui étaient des biologistes magiques assez réputé. Il était certain que la vue du prix des poussettes devait être capable à lui seul de provoquer des fausses couches, ou de provoquer des accouchements en avance, pour les femmes dont les nerfs sont fragiles c’est comme un coup de massue. Hazze se colla à lui pour dire : « Je crois qu’on va redescendre d’une gamme. Voir plusieurs. » Elle l'enlaça comme le ferait une femme, et ajouta : « Qu’en penses-tu ? » Reed prit alors sur lui et esquissa un sourire avant de passer une main par-dessus l’épaule de la sorcière pour l’enlacer tendrement et lui dit alors en la fixant et en usant de son plus beau sourire : « On va voir, je veux que notre fils ait les meilleurs choses qu’il puisse avoir. » Ca y est, Reed un peu plus sûr de lui était de retour. Il jeta alors un regard à la vendeuse, et glissa son regard sur l’étiquette. « Je vois ici que ce modèle existe en bleu, comme nous attendons un garçon cela me parait plus approprié que Rose, est ce que nous pourrions le voir ? » Naturellement, ce n’était pas désintéressé, elle allait devoir aller voir s’il en restait dans cette gamme, et aller le chercher, cela devrait l’occuper quelques minutes, le temps de malgré tout se concentrer sur la mission. Elle esquissa alors un sourire benêt de vendeuse pour enfant et dit alors : « Je vais voir s’il nous en reste, promenez-vous il y a des lits assortis là bas qui sont ma-gni-fi-que ! » Elle avait haché le mot « magnifique » avec un soupçon d’hystérie, et parti en tournant le dos aux sorciers. Reed soupira alors : « Je croyais que les enfants me faisaient peur, non, c’est les vendeuses pour enfants qui sont effrayantes. » Cette fille hystérique lui rappellait trop Elana, son ex qui était trop joyeuse, trop hystérique et qui avait déjà choisi le nom de leur futur enfant, soit aux yeux de Reed, une folle. Reed se tourna alors pour faire face à Hazze, et il leva les yeux voyant derrière elle, leur homme. Arthur McCoys un membre du Cercle qui avait dérobé des informations au ministère sur les défenses de Poudlard, et il ne fallait pas que ses informations puisse être communiqué, car l’Ordre n’avait aucune confiance dans le Cercle, aucune. Il dit alors en plongeant son regard azur dans celui de la jeune femme : « Notre homme est derrière toi, ne te retourne pas. » dit-il alors calmement. Il contourna alors la jeune femme, et pointa du doigt une adorable peluche licorne, et dit alors avec un faux émerveillement très bien joué : « Par Merlin une peluche en licorne, ça serait parfait, qu’en pense-tu Chérie ? » Bien sûr, une ruse pour forcé la jeune femme à se retourné pour qu’elle puisse voir leur homme.





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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Mer 10 Avr - 18:49

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« Soldiers, follow my lead. Repeat after me. Our faith is the bullet, hope is the gun. Love is all we need. Now our fear’s on the run, we’ve already won» © sleeping ∆ monday.



      - On va voir, je veux que notre fils ait les meilleures choses qu’il puisse avoir. Je vois ici que ce modèle existe en bleu, comme nous attendons un garçon cela me parait plus approprié que Rose, est ce que nous pourrions le voir ? se reprit il finalement après quelques secondes qui me parurent durer des heures.




    Reed ne pouvait pas se mettre à douter. Il était la personne la plus qualifiée pour mener à bien cette mission au final. Et si il ne voulait pas que ma confiance soudaine s’envole, il valait mieux qu’il reste dans le jeu. Je ne pouvais pas faire ça sans lui. Encore moins avec un ventre aussi ... énorme. Faute de pouvoir trouver d’autres mots celui là conviendrait. Toujours collée à lui, je le laissais mener sa petite scène sans intervenir. J’avais bien entendu compris ce qu’il cherchait à faire. Ce que je ne savais pas en revanche était s’il faisait ça pour nous permettre de trouver plus rapidement notre cible ou pour se protéger de la vendeuse. Cette dernière se fichait pas mal de ma présence et à part une remarque amusée quant au prix de la poussette, elle ne m’adressa ni une parole ni un regard. Je n’existais tout simplement pas pour elle. Elle semblait bien trop obnubilée par le physique – ma foi – extrêmement avantageux de mon « mari » du jour. Pas que j’avais l’habitude d’en avoir un pour chaque jour de la semaine. Loin de là. Et j’espérais fortement que ce genre de mission ne se reproduise pas. Ou alors sans moi. Une fois ça pouvait être amusant mais je doutais fortement de trouver ça à nouveau drôle si on me demandait de le refaire. Le faux ventre un peu trop réel, les mal de dos ça allait bien cinq minutes. Je ne savais pas comment les femmes enceintes pouvaient supporter ça. Je supposais cependant que le sentiment bien que présent devait changer quelque peu lorsque la situation était voulue. Et puis surtout lorsqu’elle était vraiment réelle et pas jouée. Et puis je ne parlais pas de cette sensation d’être la femme la moins belle de la planète. Autant dire que tout à coup, je n’étais pas vraiment pressée d’avoir des enfants. Absolument pas. Et puis je ne voyais pas donner la vie à un petit être innocent dans le contexte politique actuel. Je n’étais pas cruelle. Si un jour j’avais un enfant je voulais mieux pour lui que ce que je vivais. Paix et stabilité. Toutes les bonnes choses que l’on ne pouvait que souhaiter après tout. Et je ne parlais même pas du fait évident qu’avant tout il fallait bien sur trouver le père. Et que l’air de rien ce n’était pas non plus la chose la plus aisée.



      - Je vais voir s’il nous en reste, promenez-vous il y a des lits assortis là bas qui sont ma-gni-fi-que ! s’enthousiasta t-elle alors que sans pouvoir m’en empêcher je grimaçais. Sa voix était montée de quelques aigus de trop me forçant à appuyer discrètement ou du moins le plus discrètement que je pus mon doigt contre mon oreille.

      - Je croyais que les enfants me faisaient peur, non, c’est les vendeuses pour enfants qui sont effrayantes. Souffla Reed à mon intention une fois la jeune femme partit. Je laissais un sourire fleurir sur mes lèvres amusée par une telle remarque.

      - Et moi qui tu croyais sans peur. Déclarais je à vois basse pour que lui seul m’entende. Il valait mieux éviter d’élever les soupçons avec des dialogues un peu étranges et déplacés. Le mythe vient de s’effondrer. Rajoutais-je de la même manière en le regardant droit dans les yeux. Terrorisé par une femme c’est du propre. Le taquinais je tranquillement sans nullement m’en sentir gênée pour une fois. A croire que je finissais enfin par me détendre un peu. Et pas seulement par rapport à la mission mais bel et bien surtout par rapport à lui. Je n’avais même pas rougis lorsqu’il avait passé son bras autour de mes épaules pour me serrer un peu plus contre son flanc. Et pourtant, mes joues se coloraient rapidement lorsque je me sentais mal à l’aise ou prise au piège. Reed ne tarda d’ailleurs pas à se déplacer et à me détacher de son corps et de sa chaleur. Cette dernière avait un côté réconfortant que je ne pus pas m’empêcher de manquer instantanément. Je gardais cependant cette réflexion pour moi. C’était d’un degré d’affection qu’il ne pouvait pas me témoigner et je n’étais pas sure d’en avoir vraiment envie. Après tout, ce n’était que le reflet de l’étrange lien qui nous unissait et sur lequel je ne pouvais pas mettre de mots. Tout simplement parce qu’aucun ne pouvait correspondre à la façon dont il s’adressait à moi. Et inversement.

      - Notre homme est derrière toi, ne te retourne pas. S’exclama t-il soudainement en m’envoyant un regard des plus équivoque. Je combattis l’envie de quand même le faire et me forçais à ne regarder que son visage avec un sourire surfait. La mission commençait vraiment à présent et avec elle revint toutes mes peurs. Je n’avais pas envie de me planter ou de faire tout échouer. C’était le moment de faire ses preuves quelques part et surtout de se prouver que j’avais des choses à apporter à ce monde. Du cœur. Par Merlin une peluche en licorne, ça serait parfait, qu’en pense-tu Chérie ? Ajouta t-il avec un parfait jeu d’acteur en me montrant du doigt un objet. Je me retournais donc pour regarder la dite peluche que je trouvais banale d’un seul regard. Je laissais mes yeux bleus glisser sur la silhouette élancée de l’homme que nous devions arrêter et terminais mes quelques pas pour me poster en face du bac à peluches. Je fis semblant d’examiner la peluche dont la texture soyeuse me rappelait mon enfance. L’insouciance de cette époque me manquait. Mais l’on ne pouvait pas toujours rester au même endroit. Nous avions tous besoin de grandir et d’évoluer même si notre vie prenait des détours que nous n’aurions jamais imaginé dans le cocon de nos couvertures.

      - Et pourquoi pas un vif d’or ? Demandais-je d’une voix douce en laissant une nouvelle fois mon regard s’accrocher au visage à moitié tourné de notre cible. On va avoir un garçon après tout. Et comme il va être comme toi, il va adorer le sport. Continuais-je en prenant un air amoureux. Ce n’était pas forcément vrai. J’étais une femme et je préférais de loin le Quidditch aux animaux et il en avait toujours été ainsi. Je n’avais jamais vraiment joué aux poupées lorsque j’étais petite fille. J’avais toujours préféré m’envoler dans les airs aux côtés de mon père. J’étais juste une exception. Ce qui ne m’empêchait pas d’être féminine. Il y en a juste là ![/color] Souris je à Reed en pointant mon doigt dans la direction de l’étagère que faisait semblant de regarder notre nouvel ami. Il est doux. Lâchais-je en laissant mes doigts effleurer la matière avant de la saisir une fois arriver à hauteur du jouet. Vous aussi vous attendez un fils ? Demandais-je à l’homme avec le meilleur sourire bête que je pouvais bien avoir en stock. Faut croire que j’avais quelques talents d’actrice pour paraitre stupide puisqu’il m’adressa un sourire après quelques secondes d’hésitation. Mon mari et moi somme vraiment très impatient de voir arriver le bébé. Ajoutais je en baissant ma tête vers mon ventre pour porter une main sur ce dernier et le caresser avec toute la tendresse dont j’étais capable. Votre femme est à combien de mois de grossesse ? Le questionnais je avec une curiosité que je savais déplacée et très intéressée mais qui fis quand même son œuvre. La main de Reed trouva sa place dans le creux de mes reins ce qui malheureusement pour moi provoqua un frisson qui ne passa pas inaperçu. Je savais très bien que Reed l’avait senti mais j’étais bien incapable de faire quelque chose contre ça et je priais juste pour ne pas laisser mon corps me trahir à mes dépens.

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Reed Magnus-Wexforth
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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Jeu 9 Mai - 18:40

Les magasins d'enfants, un mone inconnu. Il avait commencé par perdre pied, destabilisé par le lieu, et puis il avait bien finit par reprendre le dessus, se disant que la mission était importante. Tout le monde à forcément une raison de sa battre, lui il le faisait pour sa soeur, et pour sa tante. La première avait décidé de mettre fin à ses jours après avoir harcelé pendant longtemps sur la nature mêlé de son sang, et son incapacité à user correctement d'une baguette - par timidité - par un groupe de sang pur plus âgé, ils l'avaient ans doute violenté mais jamais elle n'en avait parlé à son jeune frère qui serait aller se battre sans réfléchire toujours par soucis de la protèger, constamment. Puis pour sa tante, Bathilda co-fondatrice de l'Ordre de Woodcroft, ancienne rédactrice en chef de la gazette des sorciers qui avait été plongée dans un coma suite à une attaque de mangemort car elle avait osé défier le ministère dans sa gazette, depuis, elle se consacrait à cette guerre, et Reed aussi, jamais n'avait-il parler de son envie de combattre, peu de monde pouvait le savor, voir personne. Sûr de lui en apparence, il avait tant de raison de vouloir se battre, c'était pourquoi il accèptait les missions, n'importe lesquelles y crompris celle ci dans un magasin pour enfant.

Il se battait d'une certaine manière en essayant de choisir une poussette. Jamais il n'avait pu s'imaginer père, cela lui paraissait difficile, lui qui n'avait eut un père que pour très peu de temps dans sa vie. Il devait alors se glisser dans la peau d'un personnage, et ce n'était pas une chose des plus simples finalement ! Il fit alors une remarque sur les femmes, et hazze lui répondit à voix suffisamment basse pour que lui seul l'entende - et pour les autres ce la ressemblerait juste à une confidence entre amoureux à voix basse - Et moi qui tu croyais sans peur. Sans peur, personne n'est jamais vraiment sans peur, sauf les fous, et sans les peurs pour fixer une limite, tout le monde serait fou, absolument tout le monde. - Le mythe vient de s’effondrer. Le Mythe ? Il haussa un sourcil. - Terrorisé par une femme c’est du propre. Terrorisé par les femmes oui, en quelques sortes. - Les femmes sont terrifiante, chérie, surtout quand elles sont sous le coup d'hormone et en présence de bébé. dit-il alors en adressant un sourire à hazze. Les femmes c'était un monde qu'il ne connaissait pas trop - enfin oui, il connaissait les femmes, mais fuyait généralement avant les sentiments et les crises de nerfs, il avait donné avec hazze - son ex possessive, hystérique et qui aprè deux mois de relation avait déjà imaginé les prénoms de leur enfants et leur cérémonie de mariage - c'était ce genre de femme là qui le faisait flipper : les hystériques. Et entre nous, la vendeuse commençait aussi à doucement friser l'hystérie, les enfants sont l'opium des femmes - la plupart d'entre elle en rêve, jusqu'à ce qu'elles voient les vergetures, les vomissement, la prise de poids et les nuits sans sommeil. - Le mythe vient de s'éffondrer ? Allons, sans peur, personne ne peut être courageux. dit-il en lui adressant un sourire plein de malice. Oui, Reed avait peur des femmes, des relations en général d'ailleurs, mais ça faisait de lui quelqu'un capable d'admettre qu'il pouvait avoir peur - même si cette peur est relative - sa véritable peur était de s'attacher, et d'être abandonné de nouveau - comme sa soeur l'avait abandonné par son suicide. - Ainsi, je suis un mythe, intéressant. Il fit cela à voix basse en faisant mine de prendre une voix vantarde - en faisant mine seulement, il n'était pas si vantard que ça le sorcier.

Ils s'en allaient alors vers les peluches, Reed fit mine de s'intéresser à une peluche licorne, oubliant sans doute qu'ils parlaient d'un fils, et non d'une petite fille.[color=#9B5D67] - Et pourquoi pas un vif d’or ? demanda alors hazze - ou peut être plutôt Aerie - tandis qu'elle regardait à moitié la peluche, et à moitié la cible - cet homme. - On va avoir un garçon après tout. Et comme il va être comme toi, il va adorer le sport. Un garçon et adoré les sport, oui, on aurait pu croire que c'était de lui que parlait hazze quand ses parents sont morts, Reed s'est tournée vers le sport pour essayer de penser à autre chose. - Il y en a juste là ! dit-elle avec enthousiasme, elle jouait son rôle à la perfection, vraiment, elle prit alors une peluche dans ses mains et dit alors : - Il est doux. Les peluches avaient un parfrum d'enfance, le toucher était douce, elle avait raison et faisait écho à de vieux souvenirs, hélas il avait parfois la curieuse impression d'avoir des trous dans son enfance, de jouer avec quelqu'un sans pouvoir reconnaitre qui, sans voir un visage, sans mettre un nom. Il était à mille lieues de s'imaginer que cette personne lui avait éffacé ses souvenirs d'elle. hazze surpit alors Reed, et engagea la conversation avec l'homme observé. - Vous aussi vous attendez un fils ? Question indiscrète, mais extrêmement intelligente. Reed était fier de faire équipe avec elle, elle était futée, plus qu'il ne l'aurait jamais pensé. L'homme parut surpris de cette demande, elle continua alors : - Mon mari et moi somme vraiment très impatient de voir arriver le bébé. Elle caressa alors son ventre comme une véritable future mère. Superbe jeu d'acteur, pardon d'acrtice ! - Votre femme est à combien de mois de grossesse ? Elle poursuivait dans l'indiscrétion, pour parachever le complicité entre eux deux, il s'approcha d'elle, et plaça avec précision sa main au creux de ses reins, il esquissa un sourire, il ajouta alors : - Impatient de voir mon petit gars, dans quelques années on pourra faire du quidditch ! Il attrapa le vif d'or d'une main tandis que l'autre restait loger dans le bas dos de la jeune femme. L'homme parut... destabilisé et dit alors : - Je... hum, non, je cherche quelque chose pour mon... neveu. Oui, voilà, je cherche quelque chose pour mon neveu ! Peu convainquant, c'était donc bien leur homme. Reed esquissa un sourire, - Quel âge à ce bonhomme ? Continuant pour les questions. L'homme sembla cherche et dit alors : - Six ans, je ne sais absolument pas quoi prendre. Reed eut une idée, enfin non, il fallait... empêcher le transfert d'inforation quoi de mieux que d'identifier celui qui allait venir les recupérer. Visiblement le point de rendez-vous était au rayo peluche, quoi de mieux que de l'en éloigner ! - Allons donc ! N'allez pas offrir une peluche à un gamin de six ans, il serait vexer, optez donc pour un balais miniature, cela fera un peu criser ses parents mais le gamin sera si heureux ! L'homme fut encore déstabilisé, et bafouilla alors : - Ou... oui, merci. Reed lui tapa alors sur l'épaule et dit alors : - Vous êtes un oncle génial, les balais sont dans le rayon là-bas, j'y ai jeté un coup d'oeil ! Mensonge, il les avait juste vu en passant, l'homme les remercia à peine et disparu dans l'autre rayon un peu déstabilisé. Reed attendit qu'il soit hors de portée pour dire à Hazze : - Bien joué, maintenant... attendons l'autre, celui à qui il devait donner des informations - ils devaient sans doute se retrouver ici, ce type faisait les cents pas ici. A moins, qu'il est planquer les données, quelques part dans ces peluches. Reed pensait beaucoup, à voix plutôt basse, il n'avait pas envie d'être repéré. Reed et Hazze déparaillaient un peu - ils étaient plutôt jeune pour être parents, elle avait à peine l'âge d'être sortie de Poudlard.





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MessageSujet: Re: Nothing they can do to stop this army of two ⊱ Reed   Jeu 11 Juil - 19:23

REED & HAZZE
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    Un sourire cajoleur installé sur mes traits je continuais de caresser le dos de la peluche tout en oeillant gentiment l’homme qui me faisait face. Homme qui n’avait rien de gentil assurément ou pas pour ma vision des choses tout du moins. Autant dire que son air mal à l’aise détonnait au milieu des parents excités. Même sans connaître son identité, on aurait aisément pu le reconnaître. Je le regardais se triturer les mains de manière plus ou moins discrète avant de voir ses doigts se plier par reflexe autour du vide du coin de mon œil. Il commençait à devenir de plus en plus agité, certainement pris au piège. Il se sentait encadré et si nous montrions un seul signe d’hostilité, l’homme aurait tôt fait de dégainer sa baguette pour nous envoyer quelques sorts à la figure. Il était hors de question que je prenne le risque de voir une jeune sorcière enceinte blessée. Moi ce n’était au final pas bien grave, cela n’était qu’une illusion qui n’allait certainement pas tarder à s’en aller d’elle-même. C’était aussi pour cela qu’à présent, il fallait un petit peu accélérer la cadence et mettre un terme à cette mascarade qui me mettait drôlement mal à l’aise même si j’arrivais à ne pas le montrer. Ou du moins pas trop.





      - Impatient de voir mon petit gars, dans quelques années on pourra faire du quidditch ! s’exclama Reed joyeusement dans mon dos, ce qui amena un sourire amusé sur mes lèvres malgré moi. Je supposais que beaucoup de future mère ou même de jeune mère râlaient à ce moment précis de la conversation en disant combien cela pouvait être dangereux. Bref les excuses habituels que nous avions tous entendu et tous sortis au moins une fois dans notre vie. Mais pour moi cela e semblait être une conversation inutile et trop d’efforts perdus pour rien. Surtout lorsqu’on savait que j’étais fan de Quiddicth depuis mon plus jeune âge. Je le pratiquais à l’usure jusqu’à l’épuisement ou a blessure. Alors j’étais certainement très mal placée pour faire une quelconque réflexion et je me voyais mal le jouer sachant que déjà je trouvais ça ridicule à la base.

      - Avec prudence tout de même ! Déclarais je tout de même avec le sourire en me tournant dans les ras de Reed pour le regarder. C’était plus pour la forme que pour autre chose. Et puis après tout pas besoin de jouer la comédie sur ce genre de conseil, l’on se devait toujours de faire attention à soit et aux autres. Question de principe. Et d’auto préservation également. Mais cela tombait également sous le bon sens bien que beaucoup avaient des définitions différentes de ce mot pourtant bien commun.

      - Je... hum, non, je cherche quelque chose pour mon... neveu. Oui, voilà, je cherche quelque chose pour mon neveu ! Bégaya un petit peu l’homme que j’encourageais à poursuivre avec un air si faux sur le visage que je ne savais pas comment il ne pouvait y voir que du feu ? J’avais l’impression que cela déformait mon sourire en grimace mais il fallait croire qu’il n’en était rien.

      - Quel âge à ce bonhomme ? demanda mon « mari » entretenant ainsi une conversation intéressée qui nous permettait de mieux visualiser la situation et nos options mais également et surtout de gagner du temps. Et de mener les rênes du jeu aussi accessoirement

      - Six ans, je ne sais absolument pas quoi prendre. Lâcha l’homme.

      - Allons donc ! N'allez pas offrir une peluche à un gamin de six ans, il serait vexer, optez donc pour un balais miniature, cela fera un peu criser ses parents mais le gamin sera si heureux ! le poussa Reed. Amusée je suivais la conversation sans pour autant intervenir. Il se débrouillait très bien sans moi après tout. Le sport semblait être un domaine qu’il maitrisait autant que la tchatche. Vous êtes un oncle génial, les balais sont dans le rayon là-bas, j'y ai jeté un coup d'oeil ! Asséna t-il finalement envoyant l’homme se promener un peu plus loin. Bien joué, maintenant... attendons l'autre, celui à qui il devait donner des informations - ils devaient sans doute se retrouver ici, ce type faisait les cents pas ici. A moins, qu'il est planquer les données, quelques part dans ces peluches. Chuchota-t-il à ma seule intention.

      - On ne va pas fouiller toutes les peluches si ? Ce n’est absolument pas discret du tout sans compter le fait qu’il va falloir un sacré moment. Soufflais-je en me tournant complètement vers lui. Du coin de l’œil je détaillais le stand de peluches énorme qui nous faisait face. Ce n’est pas dit qu’un sort de détention marche et un accio y’a plus passe partout pour récupérer des documents à risque. De toute façon, même si elles sont planquées par là, quelqu’un va bien venir les chercher non ? Demandais-je de la même voix basse que la sienne. J’espère juste que ça soit avant la fermeture du magasin et si possible avant que le sort qui maintient l’illusion de ma grosses s’estompe. Murmurais à son oreille en me surélevant légèrement sur la pointe des pieds faisant ainsi passé notre conversation pour une confidence secrète entre deux amoureux transi à l’aube d’un heureux évènement.

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