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"If something can be remembered it can come back." + klaus/ysölde

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Ysölde M. Wilkes McFays
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fondatrice -  prefète de serpentard, attention à vous, je peux éviter la retenue... ou pas.

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MessageSujet: "If something can be remembered it can come back." + klaus/ysölde   Dim 21 Juil - 20:27


"If something can be remembered it can come back." 


La jeune femme détestait les vacances d’été, en particulier parce qu’elle avait une espèce de peur permanente avec une seule question en tête : qu’allait bien pouvoir lui faire subir Angus Wilkes cette fois ci ? L’an dernier, il lui avait fait subir les préparatifs du mariage de Bellatrix, les longs dîners en compagnie de l’horrible famille Lestrange, de leur fille, et leur ignoble fils que sa sœur allait épouser, et qui se révélait également avoir été le bourreau d’Ysölde. Son « père », du moins son géniteur se débrouillait toujours pour faire passer un horrible été à la jeune femme, et celui-ci ne dérogerait pas à la règle : cette année, le mariage était le sien. Horreur, avait alors pensée la jeune femme. Contrairement a ses deux premières fiançailles avortées, celle-ci semblaient très bien se dérouler, si bien que la date était fixée, les invitations envoyés, la robe essayé, et tout cela lui donnait la nausée. Elle s’estimait trop jeune pour se marier, et quand elle pensait à sa mère, à son âge celle-ci avait déjà une fille de deux ans et demi. Jamais Ysölde n’aurait pu être mère à cet âge là – Ysölde disait même que jamais elle ne pourrait être mère tant son enfance jalonnée de drames, de mensonges, et d’oublis l’en empêchait, pourtant en tant que fille de la famille Wilkes faire des enfants était exactement ce que l’on attendait d’elle dans ce mariage. Maddox n’avait pas l’air d’un type méchant, mais comme tout homme de bonne famille, comme tout homme de famille de sang mêlé appartenant au camp de Vous-Savez-Qui, il devait aspirer à avoir une descendance, chose qu’Ysolde n’était pas encore prête à donner. Elle pensait souvent à sa mère ces derniers temps, mais n’avait personne avec qui en discuter, elle aurait pu en parler à Maddox après avoir découvert qu’il détenait des arbres généalogiques la concernant, mais elle n’était pas encore prête à cet affrontement. Elle n’avait qu’elle, et ses souvenirs. Après avoir été amnésique des années, elle se demandait parfois si ce dont elle se souvenait était la réalité ou bien un fantasme, rien ou presque ne la rattachait à sa mère, hormis un vieil exemplaire des comtes de Beadle le barde, et ce collier avec un rubi dessus dont elle ne se séparait presque jamais rien, sauf des souvenirs.

Les souvenirs était tout ce qu’il lui restait. De longues journées d’été à penser, quand Silvia Gaunt n’était pas dans les parages pour l’assommer d’information sur le mariage, les plats préférés de son fils, chose que la jeune femme n’écoutait pas du tout, elle n’avait retenue qu’une chose de Maddox Gaunt : ivre il était complètement… complètement idiot, et il était mortellement allergique aux chocogrenouilles, deux bonnes choses à savoir, mais ça se limitait à cela. Elle quittait l’espace d’une demie journée  sa demeure prétextant un rendez-vous avec des amies, mais avec la seule volonté de prendre l’air, de respirer enfin.  Elle se laissa guider par les souvenirs par cette étouffante journée d’été, les rues étaient presque désertes. La sorcière s’était aventurer dans le Londres moldu, mais pas sans raison, car elle se laissait dicter son chemin par les différents chemins qu’elle avait pu emprunter avec sa mère. Une jupe rouge, un top noire, et la voilà qu’elle déambulait dans la rue, celle-ci lui était vaguement familière, mais comment en être certaine ?  Elle cherchait des détails, mais rien ne la frappa, quand soudain, elle s’arrêta sur le trottoir, comme stoppé par une vision. Ses yeux noisettes se posèrent alors sur une bâtisse qui semblait avoir été un commerce par le passé, mais les flammes semblaient l’avoir ravagé il y avait quelques temps. Cela lui était si familier qu’elle essayait de se souvenir, elle se souvenait d’une femme, de sa mère, et d’y avoir été, autrefois. Elle resta là quelques secondes, cherchant des détails dans sa mémoire, mais tout était embrumé, emmêlé, le vrai, le faux, les souvenirs réels et ceux que son père avait essayé de créer. Celle-ci semblait être en rénovation, ou quelques choses du genre. Elle vit alors un homme passer, visiblement celui qui devait se charger des travaux, un peu couvert de plâtre, ou de quelque chose du genre. Elle l’interpela alors, avec toute la politesse et la douceur dont elle était capable : Excusez-moi, vous travaillez ici ?   Elle ne savait pas trop comment formuler sa demande, tout cela n’était pas très clair pour elle, puisqu’elle avait des souvenirs étranges, mais ses tripes lui disaient que cet endroit était lié à sa mère, Je cherchais une femme qui… travaillait ici, il y a environs…  elle marqua une pause cherchant la date à laquelle  elle semblait avoir été amnésique : dix ans, je crois.  Elle était douce, polie, ne ressemblait pas forcément à une sorcière de prime abord, après tout ce type était sensé être un moldu, non ?




"Got me lookin so crazy right now"
“I look and stare so deep in your eyes I touch on you more and more every time When you leave i'm beggin you not to go Call your name two, three times in a row Such a funny thing for me to try to explain How i'm feeling and my pride is the one to blame”
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MessageSujet: Re: "If something can be remembered it can come back." + klaus/ysölde   Lun 22 Juil - 2:47

« SHATTERED ONES »
Klaus s’accorda une courte pause et se redressa pour contempler l’œuvre des quatre dernières heures de laborieux travaux auxquels il s’était adonné sans émettre la moindre plainte. Il était parvenu à déblayer une quantité impressionnante de planches, de poussières et d’autres débris abandonnés par le temps, redonnant à la pièce principale une allure tolérable –si ce n’est encore vivable. L’affaire n’avait pas été simple. Une odeur tenace de brûlé semblait s’être imprimée dans les fondations et c’était même un miracle que celles-ci tiennent encore debout, selon le responsable des ventes qui lui avait cédé l’endroit à une somme des plus modiques. Les flammes s’étaient glissées contre les murs, laissant derrière elles de hautes silhouettes brunes, fantômes d’un terrible souvenir. Il ferma doucement les paupières, s’imprégnant de l’atmosphère qui l’entourait malgré lui. Il en éprouva aussitôt un poids sur la poitrine. Il avait toujours été particulièrement empathique et cette faculté naturelle se retrouvait mise à l’épreuve dans une place comme celle-ci, saturée de souvenirs, de sensations, de promesses et d’avenirs avortés.
Évidemment, il aurait été tout aussi efficace et bien plus rapide de régler ses labeurs d’un tour de baguette magique. Cependant, une part étonnamment lucide de lui-même tenait à résoudre ces tâches à la sueur de son front. Il n’en parlait guère autour de lui. Peu auraient saisi l’attachement qu’il pouvait associer à l’ouvrage. Et comment aurait-il pu expliquer un phénomène que lui-même peinait à cerner complètement ? Par ailleurs, s’investir physiquement et à temps plein dans la restauration de la boutique lui procurait un sentiment de bien-être, de satisfaction qu’il n’aurait pu trouver nulle part ailleurs –ces derniers jours, tout du moins. Il n’éprouvait aucun mal aise à l’idée de se lever chaque matin pour travailler aux Trois Balais, servir ses clients les plus fidèles, raconter quelques anecdotes aux plus curieux et écouter les dernières peines de cœurs d’une étudiante en mal d’attention. Toutefois, il ne pouvait dénier le manque qu’il ressentait quotidiennement vis-à-vis de son ancienne cadence de vie. Beaucoup l’estimaient inaptes à conduire une mission convenablement. Parce qu’émotionnellement, il était trop instable. Parce qu’il avait été agressé et avait perdu quelqu’un dans sa vie. Parce qu’il avait haussé le ton une fois de trop. Et ça se répercutait sur tous les aspects de son existence. Même August évitait de lui confier des tâches trop importantes au sein de l’Ordre. Ça l’exacerbait.
Il rouvrit les yeux et poussa un long soupir en couvrant la pièce du regard. Il ignorait quelle était l’origine de l’impulsion qui l’avait entraîné jusqu’aux racines de son enfance. Après avoir conclu la vente, il avait invoqué tous les prétextes à sa portée pour ne pas avoir à en franchir immédiatement le seuil. Il avait demandé un congé de plusieurs semaines à son responsable aux Trois Balais, sur l’étendue des vacances scolaires –de manière à pouvoir rester à Londres autant qu’il lui plaisait. Il en avait également profité pour rendre visite à Saphira et Phinéas –qu’il avait inconsciemment évité après sa rupture avec Saoirse. L’enfant avait adopté son attitude habituelle et ne semblait pas avoir tenu de rancunes ce qui l’avait rasséréné. Ils avaient parlé Quidditch, Canons de Chudley, s’étaient promenés sur le Chemin de Traverse en s’imaginant la rentrée future de Phin’. Une paire d’années, c’était tout ce qui le séparait de Poudlard. Et après avoir mis un terme à chacune de ses préoccupations –seulement après !– il s’était déplacé jusqu’à la petite boutique du Londres moldu, située à quelques blocs du Chaudron Baveur.
L’expérience s’était révélée singulièrement troublante. Et dans un premier temps, il s’en était voulu de s’être obstiné à entreprendre pareille chose en solitaire. Quel mal y aurait-il eu à partager ses projets avec un tiers ? Il avait redécouvert chaque pièce sous un éclairage différent de celui qui tapissait ses souvenirs. C’était très étrange, à bien y penser. Comme de revoir un vieux film. De nouveaux détails apparaissent, de nouvelles subtilités sautent aux yeux et une ambiance différente s’implante … Il avait renoncé à soulever la trappe qui l’avait protégé des flammes dans la réserve. Il n’était pas prêt à affronter ce démon-là.

+++

« Merci d’avoir été aussi rapide ! Bonne journée ». Dans un sourire, Klaus signa négligemment la feuille de réception que lui tendait le livreur inexpressif, lui adressa un bref signe de la main lorsque celui-ci remonta dans sa camionnette blanche en marmonnant quelques paroles inintelligibles. Le véhicule démarra dans une série de pétarades mécaniques avant de disparaître à l’angle de la ruelle en crachant une fumée étouffante derrière lui. Le sorcier souleva ses pots de peinture tant bien que mal, avant de se rediriger vers l’établissement qu’il avait laissé grand ouvert d’une démarche énergique. Il ne s’attendait certainement pas à être intercepté en cours de route, aussi manqua-t-il de dépasser une jeune femme aux pommettes hautes manifestement en mal d’informations : « Je peux vous aider ? » S’enquit-il en marquant une pause, dans une attitude bienveillante. « Excusez-moi, vous travaillez ici ? » L’interrogea-t-elle, le ton hésitant. Il acquiesça tranquillement, la curiosité piquée. « Je cherchais une femme qui … travaillait ici. Il y a environs … dix ans je crois ».
La surprise s’imprima ostensiblement sur les traits de l’Auror. Le vendeur lui avait pourtant assuré que l’endroit avait été laissé à l’abandon suite au drame qui s’y était produit à l’aube du vingt-et-unième siècle. Et rien n’indiquait que ce fût le cas. « L’endroit est à l’abandon depuis au moins quatorze ans » Répondit-il d’une voix égale. Il coula un regard sur la vitrine poussiéreuse du local : « Je pourrais peut-être passer un coup de fil au vendeur. Vous connaissez le nom de cette femme ? Une connaissance à vous ? ». L’interrogea-t-il avec un intérêt bridé par la politesse. « Je ne veux pas vous décourager mais … À ma connaissance, personne n’a vécu-là depuis que l’établissement a brûlé » Ajouta-t-il en déposant ses pots de peinture près de l’entrée.
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Ysölde M. Wilkes McFays
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MessageSujet: Re: "If something can be remembered it can come back." + klaus/ysölde   Lun 22 Juil - 21:19

"If something can be remembered it can come back." 


Cet endroit lui était vraiment familier, mais ses souvenirs étaient encore embrumés, et elle n’était pas certaine d’en avoir la pleine possession. Elle en avait été privée pendant tant d’année qu’elle n’arrivait pas a mettre une date exacte sur son amnésie, provoquée ou non, elle n’arrivait pas à en avoir le fin mot. Qui aurait pu lui répondre ? Angus Wilkes, son père – certainement pas, s’il avait espéré une seule chose pour sa fille : c’était qu’elle ne retrouve jamais la mémoire, qu’elle ne découvre jamais la nature mêlé de son sang, et qu’elle épouse un sang pur plutôt qu’un sang mêlé car il ne supportait pas l’idée que sa progéniture soit de sang mêlé, il l’avait donc fiancé à un nom célèbre des sangs mêlés, descendants de Serpentard, et lointain parent de Vous-Savez-qui dans l’espoir de retrouver un peu d’honneur, surtout pour lui, Ysölde il n’en avait jamais eut grand-chose à faire. Cette boutique lui rappelait sa mère, elle ne savait pas quand elle y était venu pour la dernière cela lui semblait si lointain qu’elle n’arrivait pas à situer exactement. La jeune femme n’avait jamais été bonne en histoire de la magie – alors les dates ce n’était pas son fort, c’était bien la seule matière où elle n’était pas douée, elle n’appréciait pas de retenir bêtement des dates.

Elle tomba alors sur ce jeune homme moldu – de prime abord – après tout qu’aurait pu rencontrer d’autre ici à part un moldu ? La probabilité de tomber sur un sorcier hors des quartiers sorcier était infime, minime, et presque impossible, à moins d’avoir une chance de cocue. Cocue ? Pas encore elle espérait,  elle n’était même pas mariée, elle espérait que Maddox n’avait pas déjà une maitresse, sinon, elle allait passer pour la cruche de service, et très peu pour elle. Quand elle lui demanda des renseignements sur une femme ayant vécu ici il y avait une dizaine d’année, elle pu lire une sorte de surprise s’afficher sur le visage du jeune homme, puis il répondit d’une voix ne laissant transparaitre ni surprise, ni rien, finalement :  L’endroit est à l’abandon depuis au moins quatorze ans C’était peut être antérieur à cela, elle n’arrivait pas à situer. Elle regarda le jeune homme en restant impassible, mais en étant tout de même un peu perdue dans ses pensées – elle cherchait ce nom, même ces noms associés à cet endroit, mais cela lui avait déjà demandé énormément d’effort pour arriver jusque-là. Il se mit alors à regarder la vitrine bien mal en point du magasin et dit alors : Je pourrais peut-être passer un coup de fil au vendeur. Vous connaissez le nom de cette femme ? Une connaissance à vous ? Il semblait bien s’intéresser à son histoire désormais. Mais elle ne savait pas vraiment quoi lui répondre, hormis, « écoutez, c’est une connaissance à ma mère, je crois mais vous savez j’ai été amnésique pendant des années, je ne suis pas certaine de faire la différence entre le rêve, et la réalité, à part ça, tout va bien. », elle ne pouvait pas décemment dire cela. C’est… je crois… quelqu’un, une femme qui connaissait bien Gal… ma mère.   Elle avait du mal à dire mère parfois car cela lui faisait mal, elle avait des souvenirs d’elle mais c’était toujours très compliqué avec Ysölde. Je ne veux pas vous décourager mais … À ma connaissance, personne n’a vécu-là depuis que l’établissement a brûlé Finit-il par ajouter en déposant ses pots de peintures près de l’entré tandis qu’Ysölde regardait la boutique en essayant de l’examiner un peu, en essayant de se souvenir un peu. Elle dit alors, un peu perdue en la fixant : Je pense que ma notion de temps est aussi altéré qu'un vieux retou... qu'une vieille montre déréglée. Elle manqua de citer le mot « retourneur de temps », un pauvre moldu n’aurait rien compris à ce qu’elle aurait voulu dire, et lui aurait demander de répèter, dans la foulée, elle avait essayée de trouver la citation la plus adéquate, et n’avait rien trouvé d’autre qu’une pauvre vieille horloge. Elle était nerveuse avec les moldus, elle ne connaissait pas ces gens-là, et quand elle se trouvait dans leur monde, il lui arrivait de faire des bourdes monumentales, et surtout de sursauter pour un rien – une fois elle a été chez une amie à elle, née moldue, elle avait tellement été effrayée par le grille-pain qu’elle l’avait expédié d’un coup de baguette reflexe à l’autre bout de la pièce, c’est dire.  Je dois probablement me tromper – je dois la confondre avec une autre boutique, elle n’était pas brûlée, la devanture était assez colorée. Dit alors Ysölde songeuse, et reporta alors son attention sur le jeune homme, avec la sensation de l’avoir déjà vu quelque part, mais elle n’était pas du genre à faire le coup du « on se connait non ? » ce que les filles, ou les garçons faisaient pour draguer d’ailleurs.  Je suis désolé de vous avoir fait perdre votre temps, j’vais trans… rentrer chez moi.   Elle lui adressa un sourire poli – et commença à se dire que quelque chose ne tournait pas rond chez elle, elle savait que c’était là, elle se sentait au fond de ces tripes, mais la boutique incendiée, cela ne lui rappelait rien du tout. Pourtant, elle n’avait jamais été si proche du but, elle adressa un signe de tête au jeune homme, et regarda la boutique avant de secouer la tête, essayant de se convaincre de son erreur.




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